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Sucre, berceau de la Bolivie – Bolivie

Nous prenons un bus de nuit entre Uyuni et Sucre, le bus est un moyen de transport très économique en Bolivie, pas toujours des plus confortable et sécurisant, mais quand on voyage à budget limité, on est peu regardant. Si le corps est fatigué ce soir-là, les esprits eux sont en éveil, je fais le bilan de ces derniers jours, ce que je dois garder à jamais et ce que je peux mettre de côté, car s’il est important de travailler sa mémoire, il faut aussi savoir ne pas la saturer.

Je vais rapidement réaliser que les routes boliviennes sont fortement fatiguées, je sers souvent les fesses et ouvre un œil chaque quart d’heure, ou l’inverse je ne sais plus. Malgré la lumière faible de la lune, je parviens quand même à distinguer les paysages, et le dévers bordant la route, mais les lumières de petits villages que nous traversons m’apaisent, pour à nouveau serrer les fesses !

Nous arrivons au petit matin à Sucre, le sac sur le dos et les valises sous les yeux, mais tout va bien, car nous sommes à Sucre, le berceau de la Bolivie, un endroit soi-disant idéal pour se poser et refaire le plein de calories.

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Sucre, vue panoramique du centre historique

Dès le premier jour, je découvre une ville magnifiquement conservée, tout au moins le centre historique. La place centrale fleurie grouillant de monde, passants, vendeurs, pigeons et enfants les coursant. Je m’assois des heures durant pour observer, comprendre ce qui est différent, et conclut que tout l’est finalement. Les gens se parlent, se sourient, les enfants courent, jouent et tout le monde s’en fout. C’est à chaque fois que je m’assois sur un banc que je rencontre, à chaque fois que je vais boire un café que je rencontre, à chaque fois que je danse la nuit que je rencontre, serait-ce donc la molécule addictive du voyage, le feu des hommes autour duquel il est plus facile de s’assoir lorsqu’il brûle loin de chez nous.

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Les dires étaient vrais, je passe quelques jours à dormir, vaguer dans les rues et déguster les mets des nombreuses adresses de la ville. La vie est tellement bon marché que l’on prend vite l’habitude de manger matin, midi et soir au resto, je me dis qu’il ne va pas falloir trop trainer ! Les expatriés ne manquent pas ici, venus ouvrir un commerce dans une ville où il fait bon vivre, où les touristes affluent. C’est aussi un sujet qui me revient souvent en tête, l’expatriation, le pourquoi du comment, je vous dirai un jour si j’ai trouvé réponse à toutes mes questions.

Après quelques jours, le groupe est reposé, je le suis aussi et il est temps de s’en aller. Les plans de chacun sont différents, Rachael part pour La Paz, elle doit rejoindre ses parents au Pérou bientôt, quant aux autres elles y vont aussi, mais pour s’y arrêter quelque temps.

Moi par contre ma destination est bien différente, je me rends aux portes de la forêt humide bolivienne à Villa Tunari à une journée de route de Sucre. Il y a quelques semaines en recherchant des projets de bénévolat j’étais tombé sur cette association de protection des animaux qui possède trois parcs en Bolivie, ils ont besoin de bénévole un peu téméraire, vais-je faire l’affaire ? On va vite la savoir !

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