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Santander, ville la plus puvieuse d’ Europe

Le lendemain de notre arrivée au Port Espagnol, Tib et moi pensons stopper notre aventure avec Marc, au déjeuner je lui fais part nos intentions, nous en discutons calmement.

Nous resterons avec lui pour réparer la casse et prendrons quelques jours de réflexions quant à la poursuite ou non du convoyage à bord de Fleur de Lotus.

Le soir suivant nous nous félicitons respectivement du calme et de la coopération dont nous avons fait preuve tout au long de notre mauvaise journée. Cette soirée nous rapproche et renforce notre équipage qui semble prêt à repartir, ensemble, en tirant des leçons des erreurs passées.

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Un bon bateau est un bateau qui prend l’ eau, à confirmer …

Notre mésaventure coûte beaucoup d’argent à Marc, il doit racheter un génois, un enrouleur, un vit de mulet et une pièce moteur. La commande de ces pièces demande un certain acharnement.

En effet nous sommes à quelques jours du week-end de la Toussaint qui sera synonyme de Fiesta comme nous l’explique un vieux mécano rigolo du haut de ses mocassins à pompons.

Aussi nous devons faire vite pour passer commande sous peine de repousser les travaux.

La pluie s’abat fièrement sur le port et notre travail est ralenti d’autant plus que l’essentiel de celui-ci nécessite la réception des pièces. Les jours passent et l’équipage s’ennuie, se lasse.

Ce matin Tib m’invite à le suivre à Santander,  en sortant du voilier nous apercevons amarré au ponton voisin le « Mondrian » de Philippe, victime du mauvais temps, lui et son équipage sont venus eux aussi s’abriter ici mais ils ne resteront pas bien longtemps contrairement à nous.

Nous attendons toujours l’arrivée de l’enrouleur et le vit de mulet (trop gros) retourne à l’établit, il doit être usiné afin de pouvoir être glisser dans l’attache de la bôme.

Deux semaines sont passées et nous demeurons coincés à Santander, et l´aventure ne fait que commençer.

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