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Escale au parc de « Chapada diamantina »

Le Parc de Chapada Diamantina.

Le village de Lençois est le seul du parc équipé d’une gare routière, l’arrivée en bus se fait donc ici. Lençois est un hameau magnifiquement préservé, des dizaines de boutiques et restaurants aux façades colorés se succèdent dans le centre-ville, et les rues pavées datant de l’époque coloniale ajoutent une touche de charme à cette bourgade.

Nous allons nous plaire ici, nous le sentons déjà.

Un petit tour sur internet la veille pour lister rapidement les auberges de jeunesse, et la prénommée « Pousada dos duendes » me paraissait parfaite et avec des tarifs raisonnables. Nous nous poserons donc là le temps de notre séjour.

Le gérant des lieux est français et une affinité se crée rapidement, une fraternité entre sudistes à croire. Il nous délivre plein de bons conseils pour les prochains jours, la randonnée à faire seul ou accompagné, les restos, les bistrots, nous sommes déjà un peu comme chez nous.

Mais tout n’est pas rose, petite déception concernant les randos, la plupart doivent se faire avec un guide, qu’il faut bien sûr rétribuer. Et avec noter budget ultra serré, nous voilà un peu agacés, mais ce n’est pas si grave.

Randonnée vers « Cachoeira do Sossego »

La journée du lendemain nous donnera un petit coup de nostalgie, sur les encouragements de notre hôte, nous partons pour une randonnée en direction de la « Cachoera do sossego », la cascade du paradis, un nom qui laisse rêveur, n’est ce pas ? Une marche de quelques heures à travers la flore locale, nous remontons la rivière aux eaux rouge capucine, nous nous sentons un peu comme dans notre belle vallée de la Cèze, un peu comme à la maison.

« Lorsque le sol ne serra plus que roche, vous verrez une immense pierre posée là, il ne faudra pas la contourner, mais se diriger vers tribord ». Pour être honnête il ne nous l’avait pas vraiment décrit aussi poétiquement, mais c’était clair, et nous nous sommes trompés et perdus. Par bonheur, il ne nous aura fallu que 1000 pas pour nous rendre compte de notre erreur et retomber sur nos pattes.

Et après quelques heures, elle se dresse là, telle une tour rougeâtre, bruyante et majestueuse. Nous resterons ici quelques heures, nous baignant, plongeant dans l’eau froide et laissant place à la flânerie.

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Cachoeira do sossego
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La danse de la pluie

Sur le retour nous nous arrêtons à la « piscine municipale », une immense marre et un toboggan naturel dans lesquelles de nombreux touristes viennent se rafraîchir, s’amuser et se délecter de bières et chips qu’eux par contre, je ne qualifierai pas de « naturels ».

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Un parc aquatique local

Balades et rencontres :

Les journées se succèdent, l’atmosphère ici est paisible, le temps ralentit, de balades en rencontres, de baignades en goûters gourmands, on ne peut que s’y plaire.

Nous nous lions d’amitié avec Jerôme et Clémentine, des Bretons, encore, avec qui nous envisageons de faire une randonnée de plusieurs jours, mais de soucis en problème, le groupe constitué se dissout, le tarif quant à lui augmente et le projet tombe à l’eau.

Le dernier soir et la cuite :

Nous décidons donc de partir, car le budget ici fond comme neige au soleil. Mais pas question de quitter ce lieu sur une mauvaise note, petite soirée improvisée, quelques verres de cachaça, nous sommes rejoint par Jérôme et Clémentine. Une petite caïpirinha, deux petites capiniria, trois petites capinirinias et là, c’est le drame.

Nous sautons dans le bus, embrassade et calinoux, puis le trou noir !

Dormir et vomir, tel sera le rythme des prochaines heures pendant que Flo roupille tel un bébé. Un lendemain difficile, très difficile, et les prochaines heures ne seront guère palpitantes.

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