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La belle Bretagne

Quel  bonheur d’être à Brest ! Je pense que nous ne sommes pas nombreux à avoir ressenti cette joie à la découverte de cette ville portuaire ravagée par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale. Reconstruite à la va-vite, Brest n’a pas eu la chance de St-Malo.

Ti et Mi, nous en avons de la chance, il fait beau, il fait doux, c’est le mois d’octobre et nous sommes en Bretagne. Les jours se succèdent et notre quête pour trouver un bateau avance, beaucoup de gens nous aident, les marins du port nous répondent tous avec beaucoup de courtoisie et d’empathie, essayant toujours de se gratter la tête pour nous donner des conseils, deux d’entre eux nous livrent même un numéro comique hors du commun, le premier, incompréhensible, tente vainement de traduire nos questions au second, sourd, haussant la voix et se rendant d’autant plus incompréhensible aux oreilles du sourd.

Le même jour, le père d’Alix nous met en relation avec Jacques Caraès (un sacré bonhomme connu dans le monde de la voile, un super équipier) et fait jouer ses contacts professionnels pour obtenir des informations concernant des traversés Le Havre vers le Brésil en cargo.

Le lendemain, nous faisons la connaissance d’un certain Jean-Pierre, codirecteur avec sa femme de l’amicale des plaisanciers de Brest, qui nous emmène faire un tour de quelques heures dans son voilier, nous parle de sous-marins nucléaires (tous immergés à Brest), de ses souvenirs de jeunesse avec les messieurs de la marine qui plaisait tant aux dames dans leurs beaux uniformes bleus, de la voile, de ses enfants, de choses et d’autres, nous passons d’ailleurs un très bon moment en sa compagnie.

Les jours passent et les mails envoyés depuis le Mc Do de Brest se multiplient. Les réponses, elles, ne sont pas légion et les quelques retours sont négatifs, mais jusque-là rien d’alarmant, nous ne sommes là que depuis une semaine et nous avons bien avancé dans nos recherches.

Les premières pistes

Le numéro d’un certain Marc Rauly apparaît (moyennant un paiement internet d’un montant de 1,3 euro) sur le site « www.equipiers.fr », nous dévoilant notre première piste solide : Hendaye, où Marc est prêt à nous faire embarquer en début de semaine prochaine.

Nous poursuivons toutefois nos recherches, obtenons la réponse du Papa d’Alix concernant les traversées en cargo (trop chères), profitons du beau temps breton (sans ironie) et trouvons un autre bateau sur lequel embarquer.

087-001
En route pour Quimper

Philippe et son voilier multicolore le « Mondrian », nous invite à le retrouver le week-end pour faire plus ample connaissance, programmer une sortie en mer et éventuellement réaliser une transatlantique à ses côtés.

Malheureusement, le week-end venu, Philippe se rétracte.

Nous sommes samedi et le rendez-vous avec notre contact du début de semaine est fixé à lundi.

Il nous faut donc descendre à l’extrême Sud-Ouest de la France pour rejoindre le Pays basque et Hendaye.

Nous n’hésitons pas longtemps et réservons deux places pour un covoiturage de Quimper à Biarritz.

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