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De Bahia à Rio de janeiro.

Salvador de bahia.

Une arrivée plutôt enivrée à Salvador me vaudra une matinée difficile, autant mentalement que physiquement, j’ ai comme qui dirait « les cheveux qui poussent vers l’ intérieur ». Mais rien de grave sachant que je vais devoir passer la journée à errer prés de la gare routière, mon hôte ne rentrant pas du boulot avant le soir. Flo quant à lui décide de partir directement pour Rio, il est trop impatient de découvrir cette ville, un rêve qu’il traîne depuis longtemps. Ainsi soit-il, nous nous rejoindrons donc là bas.

Je retrouve Rick, un ami « couchsurfer » rencontré lors de mon dernier voyage au Brésil. Il m’accueille chez lui comme si l’on se connaissait depuis des années. Rick est en étude d’architecture, il travaille comme un forcené entre cours et stage. Nous passons donc peu de temps ensemble finalement, nous nous efforçons de prendre nos repas ensemble, de façon à pouvoir échanger un minimum lors de mon séjour.

Salvador est une ville que je connais déjà un peu. Une ville pleine d’histoire, très marquée par la période coloniale et la traite négrière, sa dénomination exacte est en fait São Salvador da Bahia de Todos os Santos, « Saint Sauveur de la Baie de tous les saints » Il existe ici une ambiance particulière, une chaleur, on prend plaisir à découvrir de nombreux recoins de la ville.

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Un quartier pauvre « favela » face à la mer

 

Le centre historique « le Pelourinho » (lieu où les esclaves étaient punis) est haut lieu touristique, conservé par l’UNESCO, le visiter, c’est comme faire un saut dans le temps. De nouveau cette architecture coloniale propre au Brésil avec toutes ses couleurs, ses marchands et échoppes en tout genre, une certaine atmosphère électrisante se dégage de ce lieu.

Il y fait bon de se balader, se délecter d’un « acarajé » (spécialité Bahiannaise à base de farine de haricot, crevette, légumes), observer les touristes, les danseurs et s’enivrer des parfums de la cuisine locale.

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Le centre historique de Salvador, le « Pelourinho »

Rick souhaite que je reste jusqu’au week-end pour organiser un repas entre amis autour de bons plats cuisinés par mes soins. Je n’ai jamais su dire non, alors je reste.

Nous nous retrouvons donc en petit comité le samedi autour d’un délicieux risotto, une sorte de repas d’adieu, car je le sais, Rick, nous ne nous reverrons certainement jamais.

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A « frenchy cooking » party

Rio de Janeiro

Plus de 24 heures de bus seront nécessaires pour me rendre à Rio, l’occasion de faire de sacrées rencontres comme toujours, mais c’est certains je ne le referai plus. Voyager en bus comporte de nombreux avantages, confort, coût, et c’est à peu près tout, mais je ne m’y retrouve pas, il manque quelque chose, le côté aventureux je crois, il va falloir trouver une alternative et rapidement.

Mais pour le moment, mon baluchon et moi nous venons d’arriver à RIO DE JANEIRO !! Une ville que je chéris particulièrement, son ambiance, sa beauté, la nature présente en masse au cœur de cette mégalopole, surement la plus belle ville du monde.

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Un petit contre temps vient un peu gâcher la partie, il fût impossible de trouver un hôte sur Couchsurfing, vacances obligent, les « Cariocas » ne sont pas aptes à m’accueillir on dirait, direction donc l’auberge de jeunesse. Je passerai une prémère nuit dans une auberge argentine, avec donc comme clientèle principale, des Argentins. Ambiance moyenne arrosée d’une soirée attrape touriste vendu par leur soin, je prendrai donc la poudre d’escampette. Je trouverai mon bonheur dans le quartier populaire de « Botafogo » et séjournerai donc ici quelques jours.

Cela fait bientôt une semaine que je suis tombé malade, une vilaine bronchite d’aprés moi, mais je ne parvient pas à la soigner, mes colocataires de chambré peuvent en témoigner, mes nuits sont épiques !

J’essayerai quand même de profiter un maximum de Rio, et servirai de guide aux nombreux voyageurs de l’auberge, j’ai même hésité une minute à les faire payer… mais non je blaguais. J’emmène donc Octavio, Leticia, et Darel un peu partout, l’entente est parfaite, Darel me fait mourir de rire, il fait partie de ses hommes que j’aime côtoyer. Un grand gaillard néo-zélandais, un air de rugbyman repenti, et un cœur immense, un humour et un rire qu’il prend plaisir à communiquer, nous nous lions rapidement d’amitié, mais comme souvent, les rencontres en voyage doivent leur beauté aussi à leur éphémérité.

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Copacabana, Ipanema, Corcovado, Pao de Açucar, Santa Tereza… des noms qui résonnent comme les notes d’une musique enivrante, un air de samba peut-être.

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« O Cristo Redentor » perché sur le mont Corcovado
Oeuvre réalisé par Paul Landowski, sculpeur français.
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La fameuse plage de Copacabana

Rio est une ville extraordinaire, sans équivalence, elle reste en mémoire pour tous ceux qui ont la chance de la découvrir. Elle est une ville ou se mêle bétons, immenses plages, montagnes, et forêt, le tout serpenté par les quartiers pauvres, les fameuses « favelas », des milliers de foyers colorés suspendus sur le flanc des collines de la cité.

Cette ville féerique cache aussi un second visage, derrière le contraste de ses paysages, le contraste des niveaux de vie est omniprésent. Plus de 20 % de la population carioca vit dans des favelas, il en existe 968 au total, nous sommes donc loin des quelque 50 quartiers dont l’état se félicite d’avoir pacifié au fusil mitrailleur. Cela donne certes un certain charme au lieu, mais enlève certainement beaucoup de glamour aussi.

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