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Copacabana, sur les rives de Titicaca.

Il est tôt à mon arrivée dans la capitale bolivienne, mais la ville est déjà en effervescence. Parcourir à l’aube une ville sud-américaine est le meilleur moyen de découvrir et de rencontrer l’authentique. Les rues sont calmes, mais les échoppes sur les trottoirs battent déjà leur plein, jus de fruits, mets en tout genre, et viennoiseries débordent sur les étals. Les casseroles fument et les parfums enivrent le passant, qui se laissera tenter par un encas bon marché. Je me souviens toujours du marché au fruit de Rio de Janeiro, une rue entière débordante de couleurs et d’odeurs, des fruits par milliers et des vendeurs toujours prêts à vous les faire goûter, j’en bave encore sur mon clavier.

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Je n’ai que quelques heures pour garder quelques images de La Paz, je marche donc, me délecte d’un copieux petit déjeuner et grimpe sur les hauteurs, en me disant que le panorama ne pourra qu’y être mémorable. Et mon intuition fut bonne, une vue grandiose à 360 degrés de la cité, des milliers de petites maisons sur les collines surplombant le centre et ces montagnes aux pics enneigés là-bas au loin, immobiles et grandioses, qui observent les hommes ici s’entasser. Je me dis qu’elles doivent bien se marrer ou peut-être pleurer.

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Mais je garderai une belle image de ce lieu et le quitterai sans regret pour me diriger alors vers les bords d’un endroit bien plus beau, le lac Titicaca.

Des amis m’y attendent pour partir dès le lendemain visiter une île qui m’était jusque-là inconnue, et pourtant, de cette île appelée Isla del Sol, je tomberai amoureux.

Le point de départ pour s’y rendre est la ville de Copacabana sur les rives du lac, son nom dérive des mots de la langue Aymara kota kahuana, signifiant « vue sur le lac ». Nous y passerons seulement quelques jours avant et après notre séjour sur Isla del sol. Copacabana a subi quelque peu les dérives du tourisme de masse, une avenue centrale envahie par les hôtels et restaurants en tout genre, et un port majoritairement occupé par les bateaux faisant la liaison avec l’île.

Mais qu’à cela ne tienne, le tourisme massif ne peut pas tout salir, et j’en trouverai encore une fois la preuve. Le lendemain de mon arrivée, je me lève tôt et pars me balader dans les quartiers n’apparaissant pas dans le guide du routard ou autre guide et découvre par chance ce dimanche, le marché hebdomadaire. Aucun touriste, seulement les locaux et moi, au milieu, les yeux qui brille devant tant de curiosité. Des échoppes de fleurs en plastique, des fœtus d’Alpaga séchés, des montagnes de cacahuètes, et j’en passe. Encore une fois je constate que derrière chaque lieu, chaque jour, se cache un lot de découverte.

Les fleurs en plastiques ont la côte en Bolivie.
Les fleurs en plastiques ont la cote en Bolivie.

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Les cadavres d'Alpaga ou Lama servent pour les offrandes lors de différentes cérémonies.
Les cadavres d’Alpaga ou Lama servent pour les offrandes lors de différentes cérémonies.

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Notre embarcation largue les amarres en début d’après-midi, Adam et Arancha me rejoignent et partons sur les eaux du lac en direction d’Isla del Sol. Le ciel est d’un bleu intense, les eaux sont calmes, le bruit du moteur nous berce et personne ne parle, car la beauté ferait taire le plus bavard d’entre nous.

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